Appel à contributions
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Numéro 004
Regards africains sur les bouleversements géopolitiques du 21ème siècle
Appel à contributions · N°004 · Semestre 1 2026
Peu importe qu’il ait commencé en 1991 avec le triomphe de la pax capitalista, de la pax democratica d’Occident et des conflits induits par l’effondrement de l’alternative anticapitaliste la plus organisée de l’histoire, ou en 2001 avec les batailles inaugurales pour et contre l’insurrection islamiste globale qui a prétendu se constituer en alternative nouvelle. Le 21ème siècle est et sera manifestement un siècle de bouleversements de grande envergure. Ceux-ci s’inscrivent résolument dans les dynamiques et significations de la géopolitique, aussi bien du système-monde (Wallerstein) que comme configuration stratégique d’équilibres régionaux et mondiaux (Kissinger). S’y déploie, avec une violence de plus en plus extrême, l’impérium que les hégémons s’efforcent d’imposer dans le travail acharné de définition, d’exercice et de maintien de la puissance (Negri & Hardt). Et cet effort admet la reconfiguration des rapports et frontières entre la terreur et l’empire (Hassner) dans la fluidité, l’ambiguïté et l’incertitude.
Entretemps, avant que la superpuissance se résolve à l’unilatéralisme et opte pour une doctrine stratégique de projection préemptive de ses forces sur les ennemis désignés, assumant la violation systématique des frontières et du droit, les stratèges chinois avaient déjà, au tournant du siècle, conceptualisé la guerre sans limite (Liang & Xansui) comme doctrine devant permettre de défaire à terme et possiblement de remplacer l’hégémon américain. Alors que la Chine et les Euro-américains accélèrent leur mouvement et précisent les trajectoires de collision dans les tendances incoercibles vers la transition hégémonique globale et le passage de la puissance de l’Occident en Orient, le modèle de limites territoriales et de frontières de la souveraineté hérité du Traité de Westphalie et de la Deuxième Guerre mondiale est devenu obsolète. De toutes parts, il cède devant le primat de la force brute de plus en plus débridée.
Alors que le capitalisme spéculatif est entré en crise systémique depuis la grande récession de 2008, la pax americana, qui l’avait pour support de prospérité, semble s’auto-saborder dans et par le totalitarisme inverti (Wolin) et la guerre sans fin (Tertrais). Puisque cette introuvable paix procède par distribution discriminatoire des blancs-seings et autres droits de violer le droit international et humanitaire avec impunité, les champs de tension et les lignes de fracture se multiplient, s’accumulent et se superposent en un maelström de basculements dans l’incertain. Sont également passées par là des insurrections assistées en Afrique, batailles-test régionales de la guerre de transition hégémonique globale sur le principal théâtre mondial de la faiblesse et de l’impuissance, qui se trouve également être la principale zone dénucléarisée, avec des classes gouvernantes dont l’obsession de la prédation induit un irrémissible renoncement à la puissance. Le chaos installé en Libye et autour s’est autorisé d’un ordre et d’une série de précédents redoutables et rémanents, au rang desquels la corruption du droit international, la manipulation de la guerre au nom de l’humanité (Jeangène Vilmer), et la circonvention-marginalisation des Nations Unies et des Organisation régionales comme l’Union africaine. L’établissement d’un arc de crise transsaharien comme deuxième front du terrorisme takfiriste manipulé à côté du croissant de crise du Moyen-Orient a considérablement compromis la sécurité de l’Afrique et déstabilisé ce qui s’esquissait comme structure de la sécurité internationale (Buzan & Waever) ayant pour clés de stabilisation les hégémons pacificateurs régionaux évidents mais délibérément affaiblis par l’ordre déliquescent.
Désormais, le piège de Thucydide qui se referme sur le monde avec la rivalité sino-américaine (Allison) se double d’une nouvelle guerre froide entre la Russie et l’Occident qui s’inscrit dans un double modèle géopolitique. D’un côté, il s’agit de la lutte pour le contrôle du Heartland sur lequel est assise la Russie, une vieille visée anglo-américaine (MacKinder, Spykman, etc.) inspirée par le darwinisme géographique et le déterminisme géopolitique allemands (Ratzel, Ludendorff, Haushofer) et considérée comme condition sine qua non du contrôle du monde. Il s’agit d’autre part, au moins symboliquement, d’un conflit de civilisations entre les mondes romano-germain et slavo-orthodoxe, dont l’hégémon russe s’affirme en devoir et en obligation d’endiguer l’encerclement et l’invasion (Douguine). Avec un discours et des dispositifs émergents qui s’affirment également plus favorables à une juste géopolitique des pan-régions comme structure matricielle de la sécurité internationale (Buzan & Waever), les puissances émergentes et les ghettos de la puissance comme l’Afrique (Buhler) tentent de se mobiliser en sud global pour réinventer le monde (Badie) en un ordre global moins arbitraire et moins féroce. Et tout se recompose, avec un retour tendanciel de la guerre que les puissances et l’ordre établis imposent ou subissent dans le désarroi et la perte de sens, avec des stratégies qui sont tantôt d’arrière-garde, tantôt d’autodestruction. Congo, Sahel, Ukraine, Gaza, Iran, Covid, inflation mondiale, guerre commerciale, climat et environnement, glissements sur la doctrine de la dissuasion nucléaire, les crises d’impact global enclenchent des causalités de telle ampleur qu’il n’est pas un seul pan de l’héritage systémique des deux Guerres mondiales qui ne soit remis en cause.
Désormais, à bien des égards, les années 2020 ressemblent aux années 1920. Et si les tendances ne sont pas infléchies, les années 2030 ressembleront aux années 1930. Les résultats de ces décennies de montée des fascismes et des conflits sont prévisibles en termes de déflagration mondiale de grande envergure. Nous sommes clairement devant des préludes à la catastrophe. Hier, la transition de puissance engagée à la fin du dix-neuvième siècle par la rivalité entre l’hégémon britannique et la puissance germanique montante s’est soldée au profit de l’outsider américain. Qu’en est-il de demain ? Qu’en sera-t-il de l’éternel outsider africain ?
Dans ces conditions en effet, la situation et la position paradoxales de l’Afrique interpellent exige de réfléchir à nouveau, autrement, de réinitialiser les projections. D’une part, avec un modèle d’union inadapté et pour le moins inefficace, le continent se débat encore dans la trilogie Unité-Souveraineté-Chagrin (Englebert), avec des problèmes chroniques de défense et de sécurité (Tshiyembe) pour lesquelles ses capacités d’action stratégique coordonnée n’ont pas évolué significativement depuis les indépendances. La nouvelle architecture de paix et de sécurité y a changé peu de choses au fond et en fait. D’autre part, c’est dans cette position de faiblesse que l’Afrique planifie désormais son industrialisation et son émergence, sans pourtant oser penser la puissance qui en est l’horizon, alors que tout désormais devrait pouvoir l’y autoriser. Est notable à cet effet l’ambivalence de la multiplication des partenariats avec des puissances rivales, établies et émergentes, qui porte un double potentiel et des effets croisés consistant aussi bien à affaiblir l’Afrique qu’à lui ouvrir les pistes de la course à la puissance.
Si l’Afrique veut loger dans ces fenêtres d’opportunités systémiques une vraie volonté de jouer un rôle actif dans les recompositions du monde (Agenda 2063), elle peut utilement activer sa mémoire historique. Au moment où le monde courait à la catastrophe qui aura produit un nouvel ordre mondial au milieu du 20ème siècle, l’Afrique lançait les idées sur sa renaissance, notamment via la créativité artistico-littéraire de la négro-renaissance et la négritude, et en politique avec les Congrès panafricains. Ce sont bien les résultats des mouvements émancipateurs et leurs effets qui ont conduit aux capabilités actuelles de renégociation de la souveraineté et du droit à la puissance. Après un siècle d’essais et d’erreurs, une question clé que suscitent les enjeux porte sur les regards africains, la position africaine, les propositions et projections africaines face aux bouleversements actuels. Quel doit être le message de l’Afrique à elle-même et au monde pour sa transformation comme levier de transformation humaine globale ? Quelle chance l’Afrique pourrait-elle représenter pour le monde dans ces conditions ? Comment enclencher les bonnes dynamiques dans les bouleversements en cours ?
C’est à de telles questions que sera consacré le quatrième numéro de la revue Nouvelle Pensée Africaine. Elle invite les penseurs et responsables africains à formuler les bases de cette posture de relance avec inventivité, originalité, profondeur et ambition, loin des sentiers battus et des idéologèmes éculés qui participent de la crise du système-monde en proie au détricotage sous nos yeux. Parmi ces bases, il y a les perceptions et représentations géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques qu’en ont actuellement les peuples, acteurs et penseurs africains, et surtout celles que doivent formuler les intellectuels pour rendre possible la construction de la puissance africaine aux horizons prospectifs, dans les causalités adversariales et favorables des recompositions du monde en cours, en vue d’un nouveau système-monde avec l’Afrique comme acteur-clé. Les thèmes à traiter incluront, sans s’y limiter :
- Les perceptions et représentations africaines de la crise du système-monde
- Les perceptions et représentations africaines de la crise africaine dans les bouleversements du système-monde
- Les propositions africaines dans ou sur les conflits de transition de puissance
- Les ambitions et capabilités africaines en matière de puissance
- La stratégie générale et déclaratoire
- L’évaluation des impacts des conflits contemporains de puissance sur l’Afrique
- Les effets des errements stratégiques des Africains sur le comportement stratégique des partenaires de l’Afrique
- Les atouts de l’Afrique et leurs significations géopolitiques
- Le traitement médiatique et scientifique de ces dynamiques
- Les solutions africaines aux problèmes africains et mondiaux
- Les scénarios multivariés de l’avènement du nouvel ordre mondial et la place de l’Afrique
- L’anticipation et la stratégie prospective nécessaires au succès des ambitions de l’Afrique.
Les regards africains devraient se consacrer plus spécifiquement à l’élaboration des positions permanentes de sécurité et de stratégie de l’Afrique sur diverses questions essentielles:
- La réforme du système international et ses principes équitables de représentation et de référence aux règles et principes de résolution pacifique des conflits
- La place et le rôle de l’Afrique dans les recompositions du monde et le redéploiement de la coopération nord-sud-sud
- La place et le rôle de l’Afrique en faveur d’une transition pacifique de puissance au 21ème siècle
- L’autonomie stratégique régionale de l’Afrique dans une nouvelle architecture mondiale de paix et de sécurité
- La programmation robuste de la prise en charge intégrale des problèmes de sécurité africains par les Africains
- Le droit de l’Afrique à la puissance pacifique
- La vocation fédérative de l’Afrique en faveur de son Etat-civilisation continental et sa programmation robuste
- La renégociation de tous les partenariats en faveur des cinq principes de Nkrumah
- Les reconfigurations des institutions et des structures d’intérêts et d’interaction pouvant installer l’Afrique dans la course à la puissance symbiotique.
Les propositions de contribution (500-1000 mots), en français ou en anglais, indiquant les mots-clés ainsi que l’affiliation institutionnelle et la qualité des auteurs, devront être envoyées simultanément aux adresses suivantes : contacts@cerdotola.org ; npa@cerdotola.org. Délai de réception des propositions : le 30 août 2026.
Entretemps, avant que la superpuissance se résolve à l’unilatéralisme et opte pour une doctrine stratégique de projection préemptive de ses forces sur les ennemis désignés, assumant la violation systématique des frontières et du droit, les stratèges chinois avaient déjà, au tournant du siècle, conceptualisé la guerre sans limite (Liang & Xansui) comme doctrine devant permettre de défaire à terme et possiblement de remplacer l’hégémon américain. Alors que la Chine et les Euro-américains accélèrent leur mouvement et précisent les trajectoires de collision dans les tendances incoercibles vers la transition hégémonique globale et le passage de la puissance de l’Occident en Orient, le modèle de limites territoriales et de frontières de la souveraineté hérité du Traité de Westphalie et de la Deuxième Guerre mondiale est devenu obsolète. De toutes parts, il cède devant le primat de la force brute de plus en plus débridée.
Alors que le capitalisme spéculatif est entré en crise systémique depuis la grande récession de 2008, la pax americana, qui l’avait pour support de prospérité, semble s’auto-saborder dans et par le totalitarisme inverti (Wolin) et la guerre sans fin (Tertrais). Puisque cette introuvable paix procède par distribution discriminatoire des blancs-seings et autres droits de violer le droit international et humanitaire avec impunité, les champs de tension et les lignes de fracture se multiplient, s’accumulent et se superposent en un maelström de basculements dans l’incertain. Sont également passées par là des insurrections assistées en Afrique, batailles-test régionales de la guerre de transition hégémonique globale sur le principal théâtre mondial de la faiblesse et de l’impuissance, qui se trouve également être la principale zone dénucléarisée, avec des classes gouvernantes dont l’obsession de la prédation induit un irrémissible renoncement à la puissance. Le chaos installé en Libye et autour s’est autorisé d’un ordre et d’une série de précédents redoutables et rémanents, au rang desquels la corruption du droit international, la manipulation de la guerre au nom de l’humanité (Jeangène Vilmer), et la circonvention-marginalisation des Nations Unies et des Organisation régionales comme l’Union africaine. L’établissement d’un arc de crise transsaharien comme deuxième front du terrorisme takfiriste manipulé à côté du croissant de crise du Moyen-Orient a considérablement compromis la sécurité de l’Afrique et déstabilisé ce qui s’esquissait comme structure de la sécurité internationale (Buzan & Waever) ayant pour clés de stabilisation les hégémons pacificateurs régionaux évidents mais délibérément affaiblis par l’ordre déliquescent.
Désormais, le piège de Thucydide qui se referme sur le monde avec la rivalité sino-américaine (Allison) se double d’une nouvelle guerre froide entre la Russie et l’Occident qui s’inscrit dans un double modèle géopolitique. D’un côté, il s’agit de la lutte pour le contrôle du Heartland sur lequel est assise la Russie, une vieille visée anglo-américaine (MacKinder, Spykman, etc.) inspirée par le darwinisme géographique et le déterminisme géopolitique allemands (Ratzel, Ludendorff, Haushofer) et considérée comme condition sine qua non du contrôle du monde. Il s’agit d’autre part, au moins symboliquement, d’un conflit de civilisations entre les mondes romano-germain et slavo-orthodoxe, dont l’hégémon russe s’affirme en devoir et en obligation d’endiguer l’encerclement et l’invasion (Douguine). Avec un discours et des dispositifs émergents qui s’affirment également plus favorables à une juste géopolitique des pan-régions comme structure matricielle de la sécurité internationale (Buzan & Waever), les puissances émergentes et les ghettos de la puissance comme l’Afrique (Buhler) tentent de se mobiliser en sud global pour réinventer le monde (Badie) en un ordre global moins arbitraire et moins féroce. Et tout se recompose, avec un retour tendanciel de la guerre que les puissances et l’ordre établis imposent ou subissent dans le désarroi et la perte de sens, avec des stratégies qui sont tantôt d’arrière-garde, tantôt d’autodestruction. Congo, Sahel, Ukraine, Gaza, Iran, Covid, inflation mondiale, guerre commerciale, climat et environnement, glissements sur la doctrine de la dissuasion nucléaire, les crises d’impact global enclenchent des causalités de telle ampleur qu’il n’est pas un seul pan de l’héritage systémique des deux Guerres mondiales qui ne soit remis en cause.
Désormais, à bien des égards, les années 2020 ressemblent aux années 1920. Et si les tendances ne sont pas infléchies, les années 2030 ressembleront aux années 1930. Les résultats de ces décennies de montée des fascismes et des conflits sont prévisibles en termes de déflagration mondiale de grande envergure. Nous sommes clairement devant des préludes à la catastrophe. Hier, la transition de puissance engagée à la fin du dix-neuvième siècle par la rivalité entre l’hégémon britannique et la puissance germanique montante s’est soldée au profit de l’outsider américain. Qu’en est-il de demain ? Qu’en sera-t-il de l’éternel outsider africain ?
Dans ces conditions en effet, la situation et la position paradoxales de l’Afrique interpellent exige de réfléchir à nouveau, autrement, de réinitialiser les projections. D’une part, avec un modèle d’union inadapté et pour le moins inefficace, le continent se débat encore dans la trilogie Unité-Souveraineté-Chagrin (Englebert), avec des problèmes chroniques de défense et de sécurité (Tshiyembe) pour lesquelles ses capacités d’action stratégique coordonnée n’ont pas évolué significativement depuis les indépendances. La nouvelle architecture de paix et de sécurité y a changé peu de choses au fond et en fait. D’autre part, c’est dans cette position de faiblesse que l’Afrique planifie désormais son industrialisation et son émergence, sans pourtant oser penser la puissance qui en est l’horizon, alors que tout désormais devrait pouvoir l’y autoriser. Est notable à cet effet l’ambivalence de la multiplication des partenariats avec des puissances rivales, établies et émergentes, qui porte un double potentiel et des effets croisés consistant aussi bien à affaiblir l’Afrique qu’à lui ouvrir les pistes de la course à la puissance.
Si l’Afrique veut loger dans ces fenêtres d’opportunités systémiques une vraie volonté de jouer un rôle actif dans les recompositions du monde (Agenda 2063), elle peut utilement activer sa mémoire historique. Au moment où le monde courait à la catastrophe qui aura produit un nouvel ordre mondial au milieu du 20ème siècle, l’Afrique lançait les idées sur sa renaissance, notamment via la créativité artistico-littéraire de la négro-renaissance et la négritude, et en politique avec les Congrès panafricains. Ce sont bien les résultats des mouvements émancipateurs et leurs effets qui ont conduit aux capabilités actuelles de renégociation de la souveraineté et du droit à la puissance. Après un siècle d’essais et d’erreurs, une question clé que suscitent les enjeux porte sur les regards africains, la position africaine, les propositions et projections africaines face aux bouleversements actuels. Quel doit être le message de l’Afrique à elle-même et au monde pour sa transformation comme levier de transformation humaine globale ? Quelle chance l’Afrique pourrait-elle représenter pour le monde dans ces conditions ? Comment enclencher les bonnes dynamiques dans les bouleversements en cours ?
C’est à de telles questions que sera consacré le quatrième numéro de la revue Nouvelle Pensée Africaine. Elle invite les penseurs et responsables africains à formuler les bases de cette posture de relance avec inventivité, originalité, profondeur et ambition, loin des sentiers battus et des idéologèmes éculés qui participent de la crise du système-monde en proie au détricotage sous nos yeux. Parmi ces bases, il y a les perceptions et représentations géopolitiques, géoéconomiques et géostratégiques qu’en ont actuellement les peuples, acteurs et penseurs africains, et surtout celles que doivent formuler les intellectuels pour rendre possible la construction de la puissance africaine aux horizons prospectifs, dans les causalités adversariales et favorables des recompositions du monde en cours, en vue d’un nouveau système-monde avec l’Afrique comme acteur-clé. Les thèmes à traiter incluront, sans s’y limiter :
- Les perceptions et représentations africaines de la crise du système-monde
- Les perceptions et représentations africaines de la crise africaine dans les bouleversements du système-monde
- Les propositions africaines dans ou sur les conflits de transition de puissance
- Les ambitions et capabilités africaines en matière de puissance
- La stratégie générale et déclaratoire
- L’évaluation des impacts des conflits contemporains de puissance sur l’Afrique
- Les effets des errements stratégiques des Africains sur le comportement stratégique des partenaires de l’Afrique
- Les atouts de l’Afrique et leurs significations géopolitiques
- Le traitement médiatique et scientifique de ces dynamiques
- Les solutions africaines aux problèmes africains et mondiaux
- Les scénarios multivariés de l’avènement du nouvel ordre mondial et la place de l’Afrique
- L’anticipation et la stratégie prospective nécessaires au succès des ambitions de l’Afrique.
Les regards africains devraient se consacrer plus spécifiquement à l’élaboration des positions permanentes de sécurité et de stratégie de l’Afrique sur diverses questions essentielles:
- La réforme du système international et ses principes équitables de représentation et de référence aux règles et principes de résolution pacifique des conflits
- La place et le rôle de l’Afrique dans les recompositions du monde et le redéploiement de la coopération nord-sud-sud
- La place et le rôle de l’Afrique en faveur d’une transition pacifique de puissance au 21ème siècle
- L’autonomie stratégique régionale de l’Afrique dans une nouvelle architecture mondiale de paix et de sécurité
- La programmation robuste de la prise en charge intégrale des problèmes de sécurité africains par les Africains
- Le droit de l’Afrique à la puissance pacifique
- La vocation fédérative de l’Afrique en faveur de son Etat-civilisation continental et sa programmation robuste
- La renégociation de tous les partenariats en faveur des cinq principes de Nkrumah
- Les reconfigurations des institutions et des structures d’intérêts et d’interaction pouvant installer l’Afrique dans la course à la puissance symbiotique.
Les propositions de contribution (500-1000 mots), en français ou en anglais, indiquant les mots-clés ainsi que l’affiliation institutionnelle et la qualité des auteurs, devront être envoyées simultanément aux adresses suivantes : contacts@cerdotola.org ; npa@cerdotola.org. Délai de réception des propositions : le 30 août 2026.
Axes thématiques
- Les perceptions et représentations africaines de la crise du système-monde
- Les perceptions et représentations africaines de la crise africaine dans les bouleversements du système-monde
- Les propositions africaines dans ou sur les conflits de transition de puissance
- Les ambitions et capabilités africaines en matière de puissance
- La stratégie générale et déclaratoire
- L’évaluation des impacts des conflits contemporains de puissance sur l’Afrique
- Les effets des errements stratégiques des Africains sur le comportement stratégique des partenaires de l’Afrique
- Les atouts de l’Afrique et leurs significations géopolitiques
- Le traitement médiatique et scientifique de ces dynamiques
- Les solutions africaines aux problèmes africains et mondiaux
- Les scénarios multivariés de l’avènement du nouvel ordre mondial et la place de l’Afrique
- L’anticipation et la stratégie prospective nécessaires au succès des ambitions de l’Afrique.
Consignes de soumission rapides
- Articles inédits, originaux et non soumis simultanément ailleurs
- Langues acceptées : français, anglais
- Format : Word (.docx), Times New Roman 12, interligne 1,5
- Longueur : 500 à 1000 mots (notes et bibliographie comprises)
- indiquant trois à cinq mots-clés ainsi que l'affiliation institutionnelle et le statut des auteurs
- doivent être envoyés simultanément aux adresses suivantes : contacts@cerdotola.org ; npa@cerdotola.org